



La véloroute rapide Genk–As, qui fait partie du réseau cyclable du Limbourg, était jusqu’à récemment interrompue au niveau de la Kantonweg à Rotem. Les cyclistes devaient y quitter la piste cyclable, aménagée sur une ancienne plate-forme de tram surélevée, afin de traverser la voirie communale, puis emprunter une rampe pour rejoindre à nouveau la piste. La construction d’un pont en arc au-dessus de la route a permis, d’une part, de prolonger le talus de l’ancienne voie charbonnière, et donc la véloroute rapide, et, d’autre part, d’organiser le trafic automobile à travers ce talus. Le principe d’une structure à forme active permet de limiter autant que possible les moments de flexion dans l’arc, ce qui autorise une épaisseur minimale de la coque arquée du pont. Grâce au principe du form-finding, la forme la plus optimale peut être déterminée en fonction de la nature des charges. Étant donné que la couche de sol au-dessus du pont augmente du centre vers les extrémités, l’arc est soumis à un chargement non uniforme. Une chaîne suspendue de manière similaire entre deux points de même hauteur et soumise à une charge non uniforme adopte la forme d’une ellipse, dans laquelle seules des forces de traction apparaissent. Dans sa forme inversée, seules des forces de compression sont présentes, ce qui rend le béton particulièrement approprié comme matériau. Dans ce cas, très peu d’armatures sont nécessaires. Les efforts horizontaux à la base de l’arc sont repris au moyen de tirants disposés sous le tablier, selon le principe du pont bow-string.